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Comment nous pouvons réussir l’amour

 

Introduction

 

Beaucoup croient qu’ils sont libres dans leur amour. Mais l’amour se soumet à des lois.

La vie aussi se soumet à des lois auxquelles nous devons nous plier pour réussir notre vie ; la même chose est vraie pour l’amour.

C’est de façon instinctive que nous nous soumettons à un grand nombre des lois de l’amour. Nous en avons conscience. Nous savons que si nous les violons notre amour va souffrir. Surtout la base de tout amour, l’amour entre l’homme et la femme. Par exemple, la loi selon laquelle il doit y avoir un équilibre entre donner et prendre.

D’autres lois restent souvent cachées à nos yeux. Alors nous les transgressons. Et nous nous étonnons d’échouer dans notre amour bien que nous essayions tout pour le réussir.

Ici je vous donnerai une vue d’ensemble de ses ordres. Ils prépareront le chemin pour un autre amour, un amour plus profond.

Un grand nombre des lois cachées de l’amour se sont révélées à travers les Constellations Familiales, mais aussi à travers des prises de conscience qui m’ont été offertes indépendamment de ce travail. Parmi elles, il y a mes prises de conscience sur l’action et les effets de la conscience ainsi que sur les mouvements de l’Esprit.

Ici, je vous en donne un résumé clair. Ils nous guident vers une nouvelle étendue de l’amour.



Amour et ordre

 

Les ordres de l’amour existent indépendamment de nos désirs ou de nos peurs. Elles nous sont révélées à travers les conséquences de nos transgressions.

Les Constellations Familiales comme que je l’ai démontré à un très grand public, représentent une manière de faire l’expérience de ces ordres. Avant de décrire ces ordres dans le détail, je vais d’abord dire quelque chose sur les Constellations Familiales.

 

 

Ce que les Constellations Familiales révèlent sur les ordres de l’amour

 

Dans les Constellations Familiales, telles que je les pratique et enseigne aujourd’hui, on met en place un représentant pour la personne qui désire voir clair par rapport à une problématique particulière. Elle veut, par exemple, éclaircir quelles pourraient être les origines de sa maladie, de ses difficultés dans sa relation de couple ou de ses échecs dans sa vie tout court.

Pour cela, le représentant n’a pas besoin de savoir grand-chose ou même rien sur la problématique de la personne. Dès qu’il est mis en place, il entre en contact avec une autre dimension, une dimension spirituelle qui lui transmet des informations exactes.

Non seulement le représentant n’a besoin que de très peu d’informations, mais il n’a pas non plus besoin de réfléchir à ce qu’il pourrait avoir à faire. Il n’a qu’à s’abandonner, recueilli, à un mouvement qui va le saisir.

Ainsi, il va par exemple baisser le regard, sans pouvoir résister à ce mouvement ; ou bien il va se tourner et regarder dans une direction bien précise.

Si le représentant regarde par terre, le constellateur va demander à une deuxième personne de s’allonger par terre, sur le dos, devant le représentant. D’expérience, le constellateur sait que, lorsqu’un représentant regarde par terre, il regarde une personne morte. Il sait même plus : la personne qui est représentée par ce représentant est attirée vers la mort. Ainsi, en très peu de temps, il vient en lumière de quoi il s’agit pour le client. Il s’agit d’une question de vie et de mort.

Dans le cas où le représentant se tourne ailleurs et regarde dans une direction précise, le constellateur choisit également un autre représentant et lui demande de se mettre là où va le regard du premier représentant.

Personne ne sait qui cet autre représentant représente, pas plus qu’on ne sait qui représente la personne par terre. Et pourtant, l’un et l’autre sont saisis par le même mouvement qui les prend à son service.

Ainsi, une constellation évolue pas à pas. La personne concernée aussi est saisie par un mouvement ; elle pleure, par exemple.
Ou bien elle entre elle-même dans la constellation et s’allonge à côté de la personne par terre. En règle générale, pas un seul mot n’est prononcé. Tout se déroule comme guidé par une main étrangère.

Parallèlement, les participants qui assistent à la constellation peuvent eux-aussi être saisis par des émotions semblables.

Ils se rendent subitement compte que ce qui se passe devant leurs yeux a quelque chose à faire avec eux-mêmes.

 

L’autre dimension


La question est : d’où vient-il, ce mouvement qui se manifeste à travers les représentants ? D’où vient-il lorsqu’il il se manifeste également à travers le constellateur et à travers tous les autres qui en sont saisis ?

 Il vient d’une dimension spirituelle qui, de l’extérieur, nous saisit au plus profond de nous-mêmes. Il nous saisit irrésistiblement, d’une manière secourable. Il nous saisit personnellement, et en même temps tous ceux avec lesquels nous sommes reliés et avec qui nous devons d’être en lien. Il nous relie à ceux dont nous étions séparés, peu importe de quelle manière.
Cela signifie qu’il s’agit d’un mouvement d’amour, le mouvement d’un amour qui englobe tout. Il s’agit d’un mouvement créateur qui remet de l’ordre là où il y avait du désordre.

La condition est que nous nous laissions saisir par ce mouvement sans désirs et sans intentions propres. Cela signifie que nous nous ouvrions à ce mouvement et que nous devenions petits devant lui.

 


Les ordres de l’amour


A travers les mouvements des représentants dans une constellation et à travers les résultats auxquels ils mènent, se manifestent les désordres qui entraînent des problèmes et des maladies ainsi que les ordres qui doivent être respectés et rétablis.Tous ces ordres sont des ordres de l’amour et de la vie.

 


1. Le même droit à l’appartenance


Le premier ordre, l’ordre fondamental de l’amour, est le suivant : tous ceux qui font partie de notre famille ont le même droit d’y appartenir.

Dès qu’on refuse ce droit d’appartenance à un membre de la famille ou qu’on le lui reprend, un désordre se crée qui aura des conséquences lourdes.

 


Exemples


1. L’exemple le plus évident est celui où un membre de la famille est assassiné. L’exemple le plus répandu de cela est l’avortement. Peu importe les justifications : dans l’âme des auteurs d’un tel acte, surtout dans l’âme de la mère, les conséquences sont lourdes ; dans les âmes des autres membres de la famille également.

2. Une autre forme d’exclusion est l’abandon d’un enfant, par exemple en le faisant adopter. Ou bien si on tait l’existence d’un enfant issu d’une autre relation et qu’on l’exclut de cette manière-là. Cela est valable aussi pour des enfants cachés ou avortés.

3. Parfois, on exclut un membre d’une famille parce qu’on a honte de lui : un enfant gravement handicapé par exemple, ou un membre de la famille qui s’est converti à une autre religion ou qui a fait quelque chose d’illégal.

4. Les Constellations Familiales révèlent que des enfants oubliés ou des enfants dont on ne veut pas parler font également partie de la famille, par exemple un enfant mort né, mais également un enfant mort en fausse couche ou en enfant mort dans le ventre de sa mère.

La question est : Quelles sont les conséquences lorsqu’on refuse à un membre de la famille son droit d’appartenance ?
Pour pouvoir répondre à cette question on doit d’abord mettre au clair qui fait partie de la famille, c’est-à-dire déterminer les membres d’une famille qui ont le droit d’appartenance.

Le travail des Constellations Familiales révèle quelles sont les personnes qui font partie de notre famille et doivent être reconnues comme membres. Outre les personnes liées par les liens de sang, il y a d’autres personnes qui font partie de la famille. Je vous les présenterai dans une vue d’ensemble.

 


Qui fait partie de notre famille ?


1. Tous les enfants, également ceux qui ont été avortés, ceux qui sont morts en fausse couche et ceux qui ont été abandonnés et oubliés. Les demi-frères et demi-sœurs comptent comme frères et sœurs.

2. Les parents et leurs frères et sœurs de sang, y compris ceux qui ont été avortés, abandonnés ou oubliés.

3. Les anciens partenaires des parents. Les Constellations Familiales ont révélé qu’ils seront représentés par les enfants de la relation suivante si leur droit d’appartenance n’est pas reconnu.

4.  Les grands-parents, mais sans leurs frères et sœurs, même s’il y a eu des exceptions à cette règle. Ici aussi, les anciens partenaires des grands-parents font partie de la famille.

5. Quelque chose de tout à fait nouveau que les Constellations Familiales ont mis en lumière est ceci : font partie de la famille tous ceux qui, par leur mort précoce ou par une perte subie, ont apporté un avantage à un membre de la famille. Ainsi, ils ont contribué à la survie de la famille actuelle et à celle de ses descendants.

6. Si un membre de la famille s’est rendu coupable de la mort d’autres personnes, ces victimes feront partie de la famille, et leur appartenance doit être reconnue.

7. L’inverse est vrai également : si des membres de la famille ont été assassinés par des personnes extérieures à la famille, ces assassins feront partie de la famille des victimes.
Comment cela se manifeste-il ? Si on ne leur accorde pas le droit à l’appartenance, ils seront représentés par des descendants de la famille. Cela veut dire : ces descendants sentiront en eux l’énergie meurtrière 
des assassins, bien qu’ils ne sachent rien d’eux.

En réalité, tous ceux que nous rejetons ou envers lesquels nous nous sommes rendus coupables seront représentés par d’autres membres de la famille, au moins émotionnellement, mais souvent aussi à travers leurs comportements.

 

 

Les conséquences de l’exclusion

Lorsqu’un membre d’une famille a été exclu, un mouvement naît au sein de cette famille qui tente de réintégrer le membre exclu ou oublié, de lui rendre la place qui lui appartient. En  attendant, il sera représenté par un autre membre de la famille. La personne exclue prend possession de ce membre sans que celui-ci s’en aperçoive. A travers lui, elle fait que la famille la remarque.

Ce membre se sent également exclu. Il prend sur lui les émotions et les symptômes de la personne exclue, et en fin de compte aussi son destin. Dans le travail des Constellations Familiales, nous appelons ce phénomène intrication.

Pendant une constellation ces intrications viennent en lumière. On peut les résoudre en réintégrant le membre familial exclu.

On constate qu’en règle générale l’intrication se manifeste à travers un membre de la famille qui n’était en rien responsable de l’exclusion. Souvent la personne intriquée fait partie d’une des générations suivantes. C’est une autre force qui la choisit, au-delà de nos notions de culpabilité et d’innocence.

Dans ce sens-là l’intrication agit de façon impersonnelle. Elle porte son attention sur le Tout. Elle désire le rétablissement de l’ordre, veut que soit réuni ce qui a été séparé.

Ce ne sont pas seulement les personnes responsables d’une exclusion qui sont mises en service pour rétablir l’ordre, mais aussi leurs descendants.

Un grand nombre de problèmes dans une famille – famille dans le sens le plus large, comme décrit plus haut – ont leur origine dans une violation de cet ordre. Il s’avère donc que le droit à l’appartenance est déterminé et imposé par une force supérieure.

 


2. L’ordre de préséance

 

Le deuxième ordre fondamental de l’amour exige que chacun de nous occupe dans sa famille la place qui lui est destinée, à lui et à personne d’autre.

Cet ordre de préséance est un ordre hiérarchique. Cela signifie que certains ont une place plus élevée que d’autre et qu’ils viennent en premier, et que d’autres ont une place en-dessous d’eux et viennent après eux.

Qu’est-ce qui détermine cet ordre de préséance ? La durée d’appartenance. Celui qui a été membre de la famille en premier a priorité devant ceux qui sont venus après lui. Cette puissance qui donne vie à tout ce qui existe l’a appelé à la vie avant ceux qui viennent après lui.

C’est pourquoi les parents viennent avant leurs enfants, l’enfant né en premier vient avant le deuxième, et ainsi de suite. Cela signifie : si quelqu’un qui rejoint le système plus tard veut s’élever au-dessus de quelqu’un qui était là avant lui, il viole l’ordre de préséance.

Chaque membre d’une famille a sa place à lui. Personne n’a le droit de lui contester cette place, par exemple en s’élevant au-dessus de lui ou en voulant l’évincer de sa place.

Dans notre culture, l’ordre de préséance est souvent violé par ceux qui, en revendiquant  leur liberté personnelle et le droit de se réaliser d’après ses propres désirs, se mettent sans scrupules au-dessus de ces ordres.

Les conséquences de cette violation sont dévastatrices. Elles décident des succès et des échecs, souvent même de la vie et de la mort. Les conséquences montrent qu’ici nous sommes face à un ordre divin et que personne ne peut le violer sans graves conséquences pour lui-même et pour les autres.

Les Constellations Familiales révèlent ces ordres. Leur rétablissement est la condition pour une vie réussie et pour toute autre réussite.

 

Les conséquences de la violation de l’ordre de préséance

 

En fin de compte, la violation de l’ordre de préséance entraîne, dans un sens très large, la peine de mort.

Pour beaucoup, cela peut paraître effroyable, sachant que la plupart du temps l’ordre de préséance est violé par ignorance et aussi par amour.

Lorsqu’un enfant perçoit intérieurement qu’un de ses parents est attiré dans la mort, peu importe les raisons, l’enfant dira dans son âme : « Plutôt moi que toi. » Cela peut signifier :

« C’est plutôt à moi de tomber malade qu’à toi. »

« C’est plutôt à moi de mourir qu’à toi. »

« C’est plutôt à moi de payer pour un crime qu’à toi. »

« C’est plutôt à moi de porter ta culpabilité qu’à toi. »

« C’est plutôt à moi de disparaître qu’à toi. »

« C’est plutôt à moi de me suicider qu’à toi. »

Mais dans l’ordre de préséance, l’enfant est au-dessous des parents. S’il veut mourir à leur place, il s’élève au-dessus d’eux, comme s’il pouvait disposer de leur vie et de leur mort. A travers ces phrases intérieures, l’enfant s’élève au-dessus de ses parents et se met à la première place.


« L’innocence »

 

Pourtant, l’enfant ne se rend pas compte qu’il s’élève au-dessus de ses parents. Il s’élève au-dessus d’eux avec un amour qui est prêt à donner sa vie pour eux. Mais cet amour-là mène à la mort, sans qu’il puisse libérer quelqu’un d’autre de son destin.

Ici, nous devons nous arrêter un moment, car la portée de ces ordres et  des conséquences de leur transgression contredisent la croyance fondamentale de la religion chrétienne. Cette religion prêche un amour qui sacrifie sa vie pour les autres et leur promet, en récompense, le salut éternel.

Les Constellations Familiales mettent en lumière que cet amour-là est voué à l’échec. Ce n’est pas : « Que chacun porte le fardeau de l’autre » mais «Que chacun porte seul son propre destin et les conséquences de son comportement, sans en charger quelqu’un d’autre. » Ce n’est qu’ainsi que chacun préserve sa dignité. Ce n’est qu’ainsi qu’il peut laisser ceux qui voudraient prendre sa place, libres pour leur propre destin et pour leur propre vie.


L’amour plus grand

 

Où se trouve ici le plus grand amour? Le plus grand amour reste sans prétention, il ne s’élève pas au-dessus des autres. En même temps, il leur montre leur propre place. Où ? En bas.

Dans le travail des Constellations Familiales, il apparaît que finalement tous sont de même grandeur. C’est cela qui se révèle à la fin de chaque constellation.

Le résultat de cet ordre de préséance de l’amour est que chacun reste à sa place. Le respect de l’ordre de préséance est la condition sine qua non du succès dans tous les types de relations. Il surmonte les conflits et mène à la réconciliation. Il s’avère être un ordre de paix.

 

 

D’autres ordres de l’amour

 

Les ordres de l’amour qui suivent sont facilement vérifiables dans la vie quotidienne. Nous percevront immédiatement s’ils sont valables et à quel degré ils sont valables.

 


Donner et prendre

 

L’ordre du « donner et prendre » nous est prescrit par notre conscience. Il sert à l’équilibre entre donner et prendre et en cela il sert l’échange dans nos relations.

Dès que nous prenons ce qu’un autre nous donne nous nous sentons obligés de lui donner aussi quelque chose, quelque chose d’équivalent. Cela signifie que nous nous sentons redevables jusqu’à ce que nous lui ayons donné quelque chose d’équivalent en retour pour effacer notre dette envers lui. Après cela, nous nous sentons à nouveau innocents et libres. Cette conscience-là ne nous laisse pas en paix jusqu’à ce nous ayons rétabli l’équilibre.

Tous ces mouvements nous les ressentons  comme culpabilité ou innocence, peu importe le contexte. Ici, je me limite à celui qui a à faire avec donner et prendre.

 

Donner et prendre avec amour

 

Lorsque quelqu’un me donne quelque chose et que je rétablis l’équilibre, par exemple en payant le prix adapté, la relation est terminée. Chacun reprend son chemin.

Si je paie trop peu pour ce que j’ai pris, la relation va continuer. D’une part parce je continue à me sentir redevable, d’autre part parce que l’autre attend encore quelque chose de moi. Seulement quand j’aurai rétabli l’équilibre nous serons libres l’un par rapport à l’autre.

Entre les personnes qui sont dans une relation de couple, les choses se présentent différemment. A côté du besoin d’équilibrage, c’est l’amour qui entre en jeu. Cela veut dire : lorsqu’une personne que j’aime me donne quelque chose, je lui rends plus que le même ou l’équivalent. Ainsi, l’autre se sent à nouveau redevable à mon égard. Puisqu’il m’aime, lui aussi me rendra plus que ce qu’exige l’équilibrage. De cette manière-là, le « chiffre d’affaires » de donner et prendre entre personnes qui s’aiment augmente, et avec lui la profondeur de leur relation.


Les désordres par rapport à donner et prendre

 

J’ai déjà nommé un de ces désordres : Je donne moins que ce que j’ai reçu.

 L’inverse est vrai aussi quand je donne à l’autre plus que ce qu’il veut ou peut me rendre.

Un grand nombre de personnes considèrent comme un amour particulièrement grand quand elles submergent l’autre de leur amour. Par exemple, en lui donnant plus que ce qu’il est capable de supporter. En faisant cela, ils détruisent l’équilibre dans leur relation et pour l’autre c’est difficile de rétablir une relation d’égal à égal.

Quel en est l’effet ? Celui à qui on a donné plus que la juste mesure va quitter la relation. Dévier de l’équilibre entraîne le contraire de ce qu’espère celui qui donne trop.

Les relations de couple où l’un donne plus qu’il ne prend sont vouées à l’échec. Il en va de même dans celles où l’un prend plus que ce qu’il est prêt à donner ou ce qu’il est capable de donner. Par exemple, lorsqu’il est handicapé.

Ici, un rétablissement de l’équilibre est possible aussi. C’est le cas lorsque le partenaire handicapé reconnaît qu’il est obligé de prendre plus que ce qu’il est capable de rendre et que, au lieu de revendiquer des choses, il exprime de tout son cœur sa gratitude envers l’autre. La gratitude aussi sert l’équilibre entre donner et prendre.


Rééquilibrer par la transmission


Nous ne sommes pas toujours capables de rétablir l’équilibre en donnant à l’autre quelque chose d’équivalent. Qui serait en mesure de donner à ses parents quelque chose qui correspondrait à ce qu’eux nous ont donné ? Ou à un professeur qui nous a aidés pendant des années ? Vis-à-vis d’eux, nous nous sentons redevable pendant toute une vie.

Beaucoup tentent d’échapper au poids de cette culpabilité en refusant de prendre davantage sur eux. Ils s’appauvrissent car le poids de ces sentiments de culpabilité devient trop lourd pour eux. Ils refusent ce que la vie leur offre au lieu d’en profiter pleinement.

Il existe, ici aussi, une solution simple pour rétablir l’équilibre et cela d’une manière belle et épanouissante. Au lieu de rendre quelque chose nous le transmettons à d’autres, surtout à nos propres enfants ; mais de maintes autres façons aussi, au service de la vie.

Ainsi, tous se sentent bien, ceux qui donnent et ceux qui prennent.


Rééquilibrer dans le négatif

 

De la même manière nous ressentons le besoin de rétablir l’équilibre quand quelqu’un nous a fait subir un tort. A ce moment-là, nous aussi avons envie de lui faire du mal, dans le sens « œil pour œil, dent pour dent ».

Etrangement, les deux camps attendent ce rétablissement de l’équilibre, pas seulement la victime qui a subi un tort mais aussi ceux qui ont infligé ce tort et qui, dans ce sens-là, se sont rendus coupables envers elle.

La victime cherche à se venger, le bourreau voudrait se débarrasser de sa culpabilité en expiant.

Mais en réalité, que se passe-t-il ? Arrive-t-on à un équilibre ? Ou est-ce que la victime inflige encore quelque chose de pire à son bourreau ? Quelles en sont les conséquences ?

Le coupable sent que c’en est trop. Donc il cherche à rétablir l’équilibre en devenant la victime. Pour compenser, il fait à nouveau mal à l’autre, lui aussi plus que ce qui serait nécessaire pour rétablir l’équilibre. De cette manière-là, le rétablissement de l’équilibre devient une escalade vers le négatif. Au lieu de s’aimer, l’un devient l’ennemi de l’autre.

Plus tard, j’en dirai plus sur les origines de cet étrange comportement. Ici, je montrerai d’abord la solution.


Se venger avec amour


Le besoin de rétablir un équilibre aussi dans le domaine du négatif ne peut pas être réprimé. Nous devons lui céder. Si nous essayons de supprimer ce besoin et de le vaincre par de nobles vertus, par exemple en pardonnant l’autre, nous mettons la relation en danger. Le pardon fait que la relation d’égal à égal devient, pour le coupable, une relation d’inférieur à supérieur.

Cela ressemble à la situation où l’un submerge l’autre d’amour, en donnant plus d’amour que l’autre ne peut en rendre.

Un véritable pardon ne peut être que réciproque : tous les deux décident, par exemple, de ne plus revenir sur ce qui s’est passé, même pas en pensée. Ils permettent à la situation douloureuse d’appartenir au passé pour toujours.

La manière la plus simple de quitter le cercle vicieux de l’escalade des blessures infligées serait la suivante : au lieu d’infliger à l’autre la même blessure que celle que nous avons subie ou même une plus grande, on se venge en le blessant un peu moins. Cela signifie : « Je me venge, mais cette fois-ci avec amour. »

L’autre est donc tout étonné. Ils se regardent tous les deux et ils se rappellent leur ancien amour. Alors leurs yeux commencent à briller et l’échange de donner et prendre dans le positif peut recommencer.

Cependant, tous les deux sont devenus plus prudents et plus attentifs l’un envers l’autre. La conséquence de cet équilibrage est un approfondissement de leur amour.

La volonté de destruction


Dans les profondeurs de note âme, il existe une volonté archaïque de survie qui date des origines de l’humanité quand la survie de notre propre groupe dépendait de l’anéantissement du groupe qui attaquait le nôtre. Aucun membre de l’autre groupe ne devait survivre.

Plus tard, les guerres aussi se faisaient de cette manière-là. Il ne s’agissait pas seulement de vaincre l’autre groupe ou de contrer leur attaque. Pour être définitivement en sécurité vis-à-vis d’eux, il fallait les anéantir jusqu’au dernier membre.

Nous pouvons trouver un exemple pour une telle situation dans la Bible. Lorsque les tribus israéliennes envahirent Canaan pour le conquérir, Dieu leur ordonna : « Vous devez tous les tuer, hommes, femmes, enfants et bétail, comme un holocauste pour Jahvé. »

Les exemples récents pour ce comportement sont les tentatives d’anéantir tout un peuple, ce que l’on appelle génocide ; et bien sûr la tentative des national-socialistes en Allemagne d’anéantir le peuple juif tout entier.

La volonté de destruction en nous est bridée par l’état de droit et par l’ordre public. Ils nous protègent contre la volonté de destruction des autres et les autres contre notre volonté de destruction à nous. Dès que l’ordre public s’effondre, la volonté de destruction se fraye à nouveau son chemin, sans entrave.


La volonté de destruction dans nos relations

 

Comment la volonté de destruction se manifeste-t-elle dans nos relations ? Sommes-nous immunisés contre elle ?

Que se passe-t-il, par exemple, dans notre âme lorsque notre partenaire nous a fait du mal ? Voulons-nous lui faire mal de la même façon pour rétablir l’équilibre ? Ou bien nous arrive-t-il intérieurement de souhaiter sa mort pour une broutille ou de vouloir l’anéantir ?

C’est la volonté de destruction qui est la cause et la dynamique derrière les escalades d’agressivité dans les relations de couple, même si le tort a été minime.

Qu’est-ce qui fait que je vous parle de tout cela ? Lorsque nous connaissons la puissance de la volonté de destruction qui est en nous et que nous nous rappelons d’où elle vient, nous faisons plus attention. Nous « vengeons » un tort minime par un tort minime ou, mieux encore, par un tort plus petit que celui qu’on nous a fait.


Les désordres de la conscience

 

Pour beaucoup, la conscience est l’instance la plus élevée, l’instance ultime, à laquelle nous devons obéir en toute circonstance.
Cela est lié au fait que notre survie dépend de notre obéissance vis-à-vis de la conscience.

Il est nécessaire d’expliquer cela.

1. Nous devons savoir que chaque famille a sa propre conscience. Avec l’aide de cette conscience, nous percevons ce que nous devons faire ou ne pas faire pour avoir le droit d’appartenir à cette famille. Si nous nous comportons d’après ce que nous dicte cette conscience, nous avons bonne conscience. Cela veut dire que nous sommes certains d’avoir le droit d’appartenir à notre famille.

2. Lorsque nous n’obéissons pas à ce que nous dicte notre conscience, nous avons mauvaise conscience. Nous nous sentons coupables. Mais quelle est  vraiment l’émotion que nous ressentons quand nous avons mauvaise conscience et que nous nous sentons coupables ? Nous avons peur de mettre en danger le droit à l’appartenance à notre famille ou de l’avoir déjà perdu.

3. La mauvaise conscience nous pousse à changer notre comportement de manière à ce que nous ayons à nouveau bonne conscience et que nous puissions à nouveau être sûrs de notre droit d’appartenance à notre groupe

L’erreur principale par rapport à la bonne et la mauvaise conscience réside dans la conviction que notre conscience est valable pour tout le monde, pas seulement pour nous. C’est pour cette raison-là que beaucoup considèrent leur conscience comme la voix de Dieu dans leur âme.

Lorsque nous prenons en compte que des personnes venant d’une autre famille ont la même conviction, bien que les principes de leur consience soient différents des nôtres, nous comprenons quelles peuvent être les difficultés quand deux personnes en même temps se réfèrent à leur conscience. Ce qu’elles veulent, c’est forcer l’autre à suivre leur conscience à elles au lieu de la sienne.


La conscience dans la relation de couple

 
La conscience peut créer beaucoup de désordre dans une relation de couple. Nous pouvons observer cela dans le fait que chacun des partenaires essaie de convertir l’autre à sa conscience à lui. Il le juge et déclare son comportement bon ou mauvais d’après les principes de sa propre conscience.

C’est valable pour chacun des deux partenaires. Et cela empêche le respect et l’amour mutuel et mène souvent à des conflits sans fin, surtout quand il s’agit de l’éducation des enfants.


Le Oui dans la relation de couple


Comment 
pouvons-nous nous libérer des désordres de la conscience dans notre relation de couple ? En accordant à notre partenaire, à sa famille et à leur conscience la même valeur qu’à la nôtre. Nous lui disons donc : »Je t’aime tel que tu es, exactement tel que tu es. J’aime ta mère telle qu’elle est, exactement telle qu’elle est. J’aime ton père tel qu’il est, exactement tel qu’il est. J’aime ta famille telle qu’elle est, d’égale valeur à la mienne. » Ainsi, nous aurons fait un pas au-delà des frontières étroites de notre conscience, un pas d’amour.
La même chose est importante vis-à-vis de nos enfants. Ici surtout nous pouvons vérifier si nous avons véritablement fait ce pas d’amour. Par exemple lorsque nous pouvons dire à notre enfant, intérieurement et même ouvertement : « En toi, j’aime ton père tel qu’il est, et je me réjouis si tu deviens comme ton père. » Ou bien : « En toi, j’aime ta mère telle qu’elle est, et je me réjouis si tu deviens comme ta mère. » Comment est-ce que ce sera pour l’enfant ? Il sera heureux, car il aime les deux parents tels qu’ils sont.
Et ces phrases ont effet positif supplémentaire : l’enfant sera libre de suivre son propre chemin.


Conscience et amour


Celui qui se laisse toujours guider par sa conscience en rejette d’autres. Pour avoir le droit d’appartenir à sa famille, il est obligé de considérer comme moins bien ceux qui sont différents puisqu’ils ont une autre conscience, et il se considère comme meilleur qu’eux. Ainsi, la conscience empêche le respect et l’amour pour ceux qui sont différents de nous.

Toutes les distinctions entre le bien et le mal, entre « élu » et « condamné » ou entre « ciel » et « enfer » viennent de notre conscience.

Cela vient du fait que nous nous créons beaucoup notre Dieu d’après les normes de notre conscience. Nous créons un Dieu qui n’aime que ceux que notre conscience aime et qui exclut de son amour ceux que notre conscience exclut de notre amour.

Bien évidemment que ceux qui ont une autre conscience ont eux-aussi un Dieu qui obéit aux normes de leur conscience. Eux aussi excluent d’autres personnes – nous par exemple - avec référence à leur conscience et à leur Dieu.

Ainsi, la bonne conscience des uns et la bonne conscience des autres devient quelque chose qui sépare les hommes, les peuples et les religions. C’est leur bonne conscience qui les dresse les uns contre les autres. C’est elle qui justifie les pires cruautés envers d’autres, par exemple pendant les guerres de religions.


Les errances de l’amour


Je reviens aux sujets des premiers chapitres de ce texte : l’égal droit à l’appartenance et les ordres de préséance. La violation de ces ordres est pour la plupart un produit de la conscience. Elle est justifiée et déclenchée par la bonne conscience.


Le même droit à l’appartenance


Une personne sera exclue de sa famille lorsqu’elle s’oppose aux normes de la conscience de celle-ci.
Si la personne rejoint par exemple un groupe qui a une autre conscience que sa famille d’origine. Cette exclusion sera justifiée et exigée par la bonne conscience de sa famille. Parfois cela va jusqu’au meurtre de ce membre.

Il arrive aussi qu’une femme cache l’existence d’un enfant et l’abandonne parce qu’aux yeux de sa famille, avoir un enfant hors mariage est considéré comme une honte. La peur de l’exclusion peut aussi l’amener à avorter son enfant. Ici, nous pouvons voir comment la bonne conscience peut être l’ennemi de la vie.

A l’inverse, si dans ces circonstances-là une femme abandonne ou avorte son enfant, elle tentera, dans le sens de l’equilibrage entre donner et prendre, de se libérer de ses sentiments de culpabilité par l’expiation. Elle va par exemple s’infliger quelque chose : elle tombe peut-être malade ou elle désire mourir.


2. L’ordre de préséance


Il n’est pas obligatoire que ce soit la personne concernée elle-même qui expie. Il est suffisant que quelqu’un d’autre expie à sa place. Cela aussi est un mouvement 
de la conscience. Le rétablissement de l’équilibre n’a pas besoin d’être personnel. Qui exige ce rétablissement de l’équilibre ? Le Dieu de la conscience.

Tous les sacrifices qui lui sont offerts, surtout les sacrifices d’enfants, servent à le réconcilier. C’est-à-dire, ils servent le rétablissement de l’équilibre à la suite d’une exclusion. Celui qui est prêt à se charger de l’expiation apporte une bénédiction à ceux pour qui il se sacrifie. C’est un transfert du rétablissement de l’équilibre dans le sens suivant : d’abord le sacrifice et ensuite la bénédiction. 

C’est ce mouvement de la conscience qui agit derrière les tentatives des enfants de sauver les parents en tombant malade ou en voulant mourir à leur place.

En même temps, ce mouvement de la conscience est le mouvement fondamental derrière toute tragédie. Mais ici, il est lié à une violation de l’ordre de préséance car un descendant/inférieur se met à la place d’un ascendant/supérieur sans avoir conscience de la violation de l’ordre de préséance. Pour quelle raison ?

La conscience lui garantit ainsi qu’il mérite un droit d’appartenance plus grand à sa famille.

 

 

L’autre ordre de l’amour au-delà de notre conscience


L’acquiescement


Dans le travail des Constellations Familiales, un autre ordre vient en lumière au-delà de la culpabilité et de l’expiation. Dans une constellation, les représentants sont 
mis au service d’une autre force que celle de leur conscience. Cette force arrête toute distinction entre le bien et le mal - dans le sens de la conscience - et les réunit. Il s’agit d’un mouvement d’acquiescement à tout et à tous, tels qu’ils sont.

 


Les mouvements de l’Esprit


Les mouvements de l’Esprit sont des mouvements créateurs qui animent tout tel qu’il est, sans aucune distinction. Ils sont tournés vers tout ce qui existe d’une même manière, aussi vers ceux que - sous l’influence de la conscience - nous rejetons et que nous voudrions voir disparaître.

Comment réussir à être en résonance avec ces mouvements et avec leur amour ? Nous nous laissons guider par eux, comme se laissent guider les représentants pendant une constellation. Ils ne savent pas où ces mouvements vont les mener. En s’abandonnant à eux, ils sont guidés vers des solutions pour les personnes concernées et aussi pour ceux avec lesquels elles sont en relation, des solutions qui ouvrent des chemins nouveaux et inattendus.

Ces chemins sont différents et plus larges que ce qui correspondait à nos attentes et nos souhaits habituels. Ils se situent au-delà de nos intentions et de nos peurs et au-delà de nos sentiments de culpabilité. Ils se situent au-delà de nos tentatives de surmonter notre culpabilité par l’expiation et au-delà de nos tentatives de faire porter notre culpabilité par d’autres ou de porter la leur à leur place.

C’est seulement en étant en résonance avec les mouvements de l’Esprit et les mouvements de Son amour que nous sommes ouverts à ces ordres de l’amour qui sans arrêt créent du nouveau. Ils nous libèrent pour cet amour, nous et les autres.




Publications sur les ordres de l’amour


Dans les livres suivants (bientôt disponibles en traduction française) vous trouverez des informations exhaustives sur les ordres de l’amour :


Bert Hellinger

Die Liebe des Geistes

Was zu ihr führt und wie sie gelingt

Großformat 236 Seiten

Hellinger Publications

ISBN 978-3-00-024697-5

 A commander par  www.hellinger com

Ou  par  www.Hellinger-Shop.com

 

Bert Hellinger

Liebes-Geschichten

zwischen Mann und Frau

Eltern und Kindern,

uns und der Welt

255 Seiten

Kösel Verlag

ISBN 13-978-3-466-30724-1

 

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Ou  par  www.Hellinger-Shop.com